31/10/2022

14/11/2022 Rendez-vous des philosophes

Jean Marie FRANCZACK animera ce rendez-vous sur le thème de la  BIBLIOTHERAPIE avec Jean-Claude Mosser

Lundi 14 novembre à 20 h à Spechbach (le-Bas), 
au café restaurant "Au Bon Accueil",  

Les  livres « servent à libérer une matière vivante, silencieuse, bien plus vaste que les mots, que chaque lecteur contient en soi »  (Nathalie Sarraute)

« La Lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout. » Victor Hugo

Le terme «  Bibliothérapie » vient du grec biblios – livre – et therapeuien – soigner – qui signifie le soin par les livres. En grec « therapia » ( très proche de l’hébreu « teroupha ») donne bien davantage le sens d’une attitude préventive et prospective

Aurélie Raymond, journaliste et chroniqueuse littéraire, nous explique ce qu'est la bibliothérapie sur son blog https://ma-petite-bibliotherapie.fr/ dont voici quelques extraits :

J’ai la conviction que les arts, la littérature et la poésie en particulier sont d’extraordinaires remèdes contre les ombres intérieures et extérieures qui nous habitent.

Dans « Les livres prennent soin de nous. Pour une bibliothérapie créative » (Actes Sud), Régine Détambel raconte comment la lecture d’Un barrage contre le Pacifique » de Marguerite Duras a aidé Laure Adler « à reprendre souffle et à envisager le lendemain » après la perte d’un fils.

Pour Marc-Alain Ouaknin, l’auteur de « Bibliothérapie. Lire, c’est guérir » (Points), le récit offre une possibilité de renaître à chaque instant. Des garrots et des baumes composés essentiellement de poésie, de contes et d’œuvres de fiction pour renouer avec notre capacité d’auto-création…

Vous voulez soigner votre stress et apaiser votre peur de la mort ? Lisez « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono et « Bruit de fond » de Don DeLillo, conseillent notamment Ella Berthoud et Susan Elderkin dans « Remèdes littéraires » (JC Lattès). Pour ma part,  la poésie a le don de calmer l’irrégularité de ma respiration. . .

Quand nous lisons – et c’est encore plus vrai quand nous lisons à voix haute – l’esprit et le corps font du peau à peau, avec un effet curatif comparable à celui observé en musicothérapie. De cette interaction entre le corps et de l’esprit – que nous impulsons en lisant – naît une vibration, un chant qui vous enveloppe, vous caresse, vous bouscule, vous prend par la main.

Les livres sont à tort associés exclusivement à l’intellect comme si le mouvement et la chair devaient en être exclus. Rien n’est plus faux. 

« La lecture bibliothérapeutique est une opération de dissémination qui restitue la vie, le mouvement et le temps, au cœur même des mots (…) Peut-être qu’on saura un jour qu’il n’y avait pas de littérature, mais seulement de la médecine… » (Marc-Alain Ouaknin, « Lire, c’est guérir »)

Les livres sont vivants. Il y a ceux qui vous malmènent pour vous asséner une vérité profonde, les sentimentaux qui vous chuchotent des douceurs à l’oreille, les rebelles qui vous entraînent sur les chemins de traverse.
Mais aussi l’odeur et la texture du papier, le bruissement des pages, le silence entre les mots. 
Lire. Sentir les lettres, les ressentir, les écrire. Respirer. Souffler. 

Mais quels sont donc les bienfaits de la bibliothérapie ? Sur le site 
https://bibliotherapie-suisse.ch/, on en parle simplement : 
Lire, c’est d’abord se faire du bien. Le livre nous permet de nous évader, de nous créer une bulle, de prendre une pause, de ralentir le rythme, de créer un espace, de nous changer les idées. Il nous permet de découvrir d’autres horizons, d’élargir le nôtre, de prendre conscience de perspectives extérieures ou intérieures que nous n’aurions pas imaginées seul, de passer des caps, de libérer des blocages, de mettre des mots sur nos ressentis, de nous enrichir. Un livre est un compagnon qui ne nous quitte jamais (pour autant que nous ne l’oublions pas, de notre côté ! ), il est présent, ne nous juge pas, ne nous impose pas son avis. Bien qu’extérieur à nous-mêmes, il nous permet de revenir à nous-mêmes et de nous auto-explorer, tout en nous aidant à nous situer par rapport au monde et aux autres.

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